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 Vives inquiétudes au sein d’une structure facteur indéniable de rayonnement culturel.

 

Le Conservatoire de musique est sur la sellette. La Communauté urbaine, qui cherche désespérément à réduire ses dépenses, a trouvé là une cible. La structure coûterait trop cher ! Un refrain décidément à la mode.

Trop cher ce conservatoire à rayonnement régional ? 3000 élèves sur onze sites, cela représente du monde dans les P.-O. et au-delà, cela implique des retombées sur le territoire. Trop chères l’éducation musicale, la formation professionnelle, la diffusion, l’animation ? Mais c’est quoi cette société où on nomme coût ce qui est un plus ?

Dès la rentrée 2017, la communauté urbaine a voté une augmentation colossale des tarifs d’inscription, surtout pour les élèves hors communauté. Des sommes prohibitives risquant d’entraîner des désistements alors qu’il y a besoin de recettes !

Rappelons qu’en 2015 l’établissement a vu renouveler son label « rayonnement régional » en même temps que s’achevaient d’importants travaux d’agrandissement. Et voilà qu’on parle de réduire la voilure, où est la logique ?

Puis vint l’audit, commandé à un cabinet d’experts. Ses conclusions sont plutôt favorables au conservatoire, soulignant son ancrage territorial, son impact sur le public. Côté négatif, un coût moyen par habitant de la C.U plus élevé qu’à Toulouse ou Montpellier. La raison n’est-elle pas qu’il n’y a qu’une seule ville importante dans notre département ?

 

Des batailles à mener

Un plan d’économies est envisagé(1 million par an pendant 8 ans !).

Réduction de personnels ? d’antennes ? Mesures pédagogiques ? Mais les enseignants en seront-ils partie prenante ? Et la grande peur, le déclassement, qui signifierait la perte de nombreuses disciplines.

Chez les personnels, qui se sentent injustement stigmatisés, c’est l’inquiétude, particulièrement chez les nombreux contractuels, d’autant que tout se passe sans concertation.

Certes, le CRR est un coût mais on peut regretter que J.M Pujol se soit empressé d’aller signer avec E. Macron le pacte qui entérine la réduction de la dépense publique. Le même Macron qui étrangle financièrement les collectivités territoriales.

Et l’État ? Grand absent du financement de l’enseignement artistique pourtant de sa compétence. Le CRR catalan se voit ainsi attribuer 1,23 % de son budget d’aide de la DRAC ! 2,38 % pour Montpellier, 3 % pour Bordeaux , 1,50 pour la région Occitanie. Une bataille à mener.

On pourrait aussi imaginer que conseils départemental et régional participent aux frais d’inscription des élèves hors communauté relevant de leur territoire...

Pendant ce temps, Françoise Nyssen, ministre de la culture, déclare vouloir « une généralisation de la pratique de la musique chez les enfants de tous âges. »

 

 

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